Il existe environ 600 îles et îlots de moins de 1 000 ha en Méditerranée occidentale. Ces systèmes insulaires et, plus particulièrement les petites îles, constituent un patrimoine commun qu’il faut impérativement préserver. Ces écosystèmes servent en effet de refuge à de nombreuses espèces et représentent un enjeu majeur pour la protection de la biodiversité et d’autres valeurs patrimoniales (patrimoine culturel, paysages, patrimoine historique, potentialités halieutiques et touristiques).
Pourtant, seulement 35 archipels sont protégés ou gérés et bon nombre n’ont encore jamais été étudiés.
Face à ces constats, le Conservatoire du littoral et le Conservatoire des Études des Écosystèmes de Provence (CEEP), avec le concours de la Fondation Nicolas Hulot et le soutien financier du Fonds Français pour l'Environnement Mondial et de l'Agence de l'Eau (RMC-France), ont décidé d'associer leur expérience et leur savoir-faire pour lancer en 2006, une initiative en faveur des Petites Iles de Méditerranée (PIM).
L’ambition de ce projet ?
Démontrer les impacts positifs d’une gestion équilibrée des PIM
La particularité de l’initiative des Petites Îles de Méditerranée (PIM) est qu’elle s’inscrit dans une démarche nouvelle. Ce programme a pour ambition de faire la démonstration par le concret des retombées écologiques, économiques et sociales positives de la gestion équilibrée des Petites îles de Méditerranée.
Pour cela, l’initiative PIM mise sur 2 axes d’intervention
La rencontre et l’échange entre les différents gestionnaires et scientifiques, spécialistes de ces espaces naturels en danger et la sensibilisation du public, notamment des scolaires à travers des journées d’accueil à bord de Fleur à Lampaul.
Mais aussi et surtout, la mise en place d’actions concrètes de préservation de la faune et de la flore, l’expérimentation et l’innovation.
De nombreux ministères en charge de l'environnement, organismes publics, ONG et gestionnaires ont déjà adhéré à cette démarche.
L’initiative PIM coopère actuellement avec le Ministère de l’Aménagement du Territoire de l’Environnement et du Tourisme et le Commissariat National du Littoral en Algérie, l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral en Tunisie, le Ministère chargé de l’Environnement au Maroc, le Centre d’Action Régional pour les Aires Spécialement Protégées (CAR/ASP) du PNUE et entreprend des actions de partenariat avec le MEPA, BirdLife et NatureTrust à Malte, l’EGA en Lybie, et le Conservatoire des côtes de Sardaigne.
Zoom sur le travail réalisé en 2007
En 2007, l’expédition a fait escale dans 4 pays (Algérie, Espagne, Maroc et Tunisie), 9 ports, 10 sites naturels et mobilisé environ 150 intervenants (experts, personnels de l’administration, ONG, marins…).
Des expositions à l’occasion des différentes escales au port ont permis l’accueil de plus de 1 000 visiteurs, principalement de jeunes écoliers.
Ces missions ont permis d’enrichir les inventaires existants sur l’état de la faune et de la flore et de mettre en place des mesures de gestion et d’aménagement appropriées aux spécificités de chaque île visitée. Parmi les actions réalisées, on citera le suivi de l’avifaune, de l’herpétofaune, de la végétation, des espèces invasives végétales et animales. Des investigations sur les milieux sous-marins ont également été réalisées en vue de la mise en place d’une réglementation et de mesures de gestion conservatoire. Les aspects liés au milieu humain ont également été considérés, diverses expertises ont été réalisées pour la gestion de la fréquentation, l’amélioration de la qualité de l’accueil du public et des résidents et la réhabilitation paysagère des sites.
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Zoom sur le travail réalisé en 2008
Pour la troisième année consécutive, des expéditions scientifiques embarquées à bord de Fleur de Lampaul, ont été organisées en Algérie, Tunisie, Malte et en Sardaigne.
Cette année, les 40 experts mobilisés se sont rendus en Algérie sur les îles Habibas et les îlots de Skikda, en Tunisie sur l’archipel de la Galite et sur Zembra, à Malte sur l’îlot de Filfla, sur Saint Paul Island, l’îlot de Comino et sur le site de Dwejra et Fungus Rock et enfin sur l’île de Tavolara en Sardaigne. Le périple est assuré en grande partie par Fleur de Lampaul.
Les équipes sont composées de spécialistes des oiseaux marins, de biologistes marins, de botanistes, d’herpétologues, de spécialistes des espèces invasives, de gestionnaires d’espace naturel et dessinateurs. Ils sont accompagnés dans leur démarche par les experts des agences en charge de l’environnement de ces différents pays, des ONG, des gestionnaires d’espaces naturels et des scientifiques et universitaires locaux.
Ces missions de terrain auront pour but l’amélioration des connaissances naturalistes à travers la réalisation d’inventaires et de campagnes de suivi des milieux terrestre et marin.
Ces campagnes seront également une occasion pour les gestionnaires d’espaces naturels insulaires d’échanger les bonnes pratiques en matière de conservation en faveur de ces espaces de haute valeur patrimoniale.
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