Les êtres vivants recherchent
les meilleures conditions pour s’implanter, se
nourrir et se multiplier. Dans un écosystème,
ils interagissent entre eux et avec leur milieu.
L’océan, vaste
et profond, peut être divisé en plusieurs
zones, en fonction de critères
écologiques :
la lumière distingue la zone euphotique,
éclairée jusqu’à 200 mètres
de profondeur où se développent les
végétaux à la base des chaîne
alimentaires et la zone aphotique où les rayons
lumineux ne pénètrent plus ;
la profondeur et la distance de la côte séparent
la zone intertidale de balancement des marées,
de la zone néritique au-dessus du plateau continental
et de la zone océanique à partir du
talus ;
la proximité du fond différencie
le milieu benthique proche des fonds marins du milieu
pélagique pour la zone de pleine eau.
Végétaux et
animaux vivent dans un milieu correspondant à
leurs besoins. Celui-ci est déterminé
par des facteurs écologiques : température
et salinité de l’eau, lumière, pression,
disponibilité de nutriments, courants de surface
et de profondeur, nature du substrat (fonds vaseux,
sableux, rocheux ou de galets…). Ces différents
paramètres vont influencer à la fois la
répartition des êtres vivants, leur abondance
et leurs comportements. Ainsi, chaque organisme vivant
habite l’écosystème qui lui offre
des conditions de vie optimales. Les scientifiques distinguent
dans l’océan mondial 64 grands écosystèmes
marins.
L’univers du vivant
L’apparente homogénéité
de la haute mer masque la cohabitation de déserts
et de zones fertiles. La production organique se situe
nécessairement dans la zone éclairée
(ou euphotique).
Elle est maximale dans les zones où les sels
minéraux sont les plus concentrés : embouchure
des fleuves, convergence de courants, thermocline (couche
séparant les eaux superficielles des eaux profondes
où la température décroît
rapidement), upwelling (remontée d’eaux
profondes) et conditionne la biodiversité.
L’essentiel de la faune benthique se trouve dans
la zone côtière (de 0 à 350 km)
et à moins de 200 m de profondeur. Les scientifiques
ont répertorié environ 250 000 espèces
marines et estiment qu’il en existe peut-être
4 fois plus au regard des grandes profondeurs encore
inconnues.
La biodiversité marine est moins connue que son
homologue terrestre, pourtant l'évolution du
vivant y a débuté 2,8 milliards d'années
plus tôt que sur la terre ferme, ce qui laisse
présager une richesse encore plus grande du vivant.
L'étagement
de la vie marine en fonction des profondeurs
Le savez-vous ?
Incroyable...
> L'association du poisson-clown et de l'anémone de mer est une symbiose car elle est à bénéfice réciproque. Chaque poisson-clown défend son anémone attitrée contre les attaques des poissonspapillons qui peuvent brouter ses tentacules. En retour, l’anémone de mer héberge le poisson-clown et le protège des prédateurs.
> 80 % des fonds marins sont situés à plus de 2000 m de profondeur. Dans les abysses, l'environnement est glacial, la lumière absente, la pression énorme, la nourriture rarissime. Et malgré cela, la vie existe à toutes les profondeurs.
> La France est un des Etats parmi les plus riches en biodiversité : sur les 238 principales éco-régions (étendues de terre ou d’eau aux conditions environnementales particulières) recensées par le WWF, 17 sont françaises et 14 d’entre elles se trouvent en outre-mer.